DECOUVERTES DE L’EXTREME-NORD CAMEROUN 

Circuits de 10 jours : Accessibles à tous

Jour 1 : Arrivée à N’djamena. Accueil, assistance, transfert chez les sœurs à Kabalaye

Jour 2 :N’djamena –Kousseri- Waza. Nuit à waza
Après le petit déjeuner, départ immédiat pour le Cameroun. On franchit le Logone dont les eaux vont se jeter dans le lac Tchad et nous entrons au Cameroun. Quelques heures de route et nous arrivons dans le Parc national de Kalamaloyé. A pieds, nous essayons d’approcher les éléphants .Seul parc qui offre un spectacle des éléphants à la marre. Continuation sur Waza en début d’après midi. Arrivée, installation. Dîner et nuit à l’hôtel.

Jour 3 :Waza- Mora-Koza-Djingliya-Rhumsiki. Nuit à Rhumsiki.
Lever très tôt pour observer les lions, à proximité d’une des mares du parc. Créé en 1934, il abrite une faune très riche sur environ 170 000 hectares. Outre les éléphants, le parc est réputé pour ses girafes. En compagnie d’un guide pisteur, nous essaierons d’approcher la grande faune. Ensuite départ pour les pays Kirdis. Arrivée à Mora, montée à Oudjilla. .Oudjilla ouvre de  magnifiques perspectives sur la vallée de Mora. C’est un haut lieu du tourisme Camerounais. C’est un village authentique. Le village est merveilleusement situé. Il domine toute la région. Continuation à Mokolo. Arrêt à Djingliya en passant par le col de Koza. C’est le clou de la région. Il offre les  vues les plus étendues sur les pays Matakam. Dans un paysage qui semble avoir éclaté, tant il se résout en un fantastique amoncellement de rochers, le découpage intégral  de la montagne en terrasses prend ici des proportions fascinantes, et les sarés ont des airs de forteresses miniatures, plus serrées et plus pointues que jamais. Nous pénétrons au cœur  du pays Matakam, sobriquet peulh qui signifie « vêtement » pour designer ces peuples qui allaient nus. La piste s’élève en lacet vers le col. Au bout du chemin, le centre artisanal de Djingliya,le centre artisanal de Djingliya. C’est une  coopérative où les artisans de la région apportent leur travail. Son magasin de vente – exposition propose : poteries, vanneries, sculptures sur bois, tissus brodés, objets en bronze. Pic nique. Arrivée en fin d’après midi à Rhumsiki. 
Cette appellation erronée ne  désigne en fait, par assimilation des hommes et de la terre qu’ils occupent, qu’une partie des monts Mandara  particulièrement spectaculaire, habitée par la population kapsiki. Sans doute est – il superflu de vanter l’attrait de ce paysage «  extraterrestre », crée par les dykes volcaniques.. L’insolite, en allant croissant, nous prépare en quelque sorte à l’apothéose de Rhumsiki.. A l’horizon se profilent les hauts plateaux des kapsiki. C’est un ensemble de collines dénudées, couvertes en saison sèche d’un paillasson d’herbes jaunies, d’où émergent d’étonnants monolithes d’origine volcanique, qui dépassent parfois 100 m de haut. Les cases  des villages sont entourées de haies d’euphorbes, plus vastes et moins pointures que celles des Matakam, elles se sont comme épatées… En effet, ne déflorons pas une description hasardeuse ce site exceptionnel. En observant les artisans, qu’ils soient tisserands, potiers, ou forgerons, et surtout consulter le fameux « sorcier au crabe » qui joint ici de la notoriété d’un lieu de la procréation la divination, par l’entremise d’un crabe de mayo qui vient, déranger dans une cuvette de bâtonnets, préalablement plantés dans le sable est traditionnellement chez les Kapsikis. Elle est assurée par le forgeron, à la fois sorcier et croque – mort. Arrivée à Rhumsiki. Accueil .et installation. Coucher du soleil féerique sur l’une des collines du village. Retour à l’hôtel, dîner et etcroque – mort. Arrivée à Rhumsiki. Accueil .et installation. Coucher du soleil féerique sur l’une des collines du village. Retour à l’hôtel, dîner et nuit

Jour 4 : Rhumsiki. Nuit à Rhumsiki.
Petit déjeuner, Visite du village. Rhumsiki est un  village   traditionnel, campé au pied de l’un de  nombreux dykes volcaniques que les tribus locales ont souvent défiés. Des chemins empruntés en permanence par les villageois relient les sommets sacrés, les points d’eau, les places de marché et les places à palabre. Les rencontres sont nombreuses et les échanges superbes. Nous empruntons  les sentiers pour visiter les potières, les tisserands et les fileuses et le sorcier au crabe. Déjeuner à l’hôtel.  L’après midi sera consacré à la rencontre des grands prêtres. Dîner et nuit à l’hôtel.

Jour 5 :RHUMSIKI : EXCURSION BALADE. 
Petit déjeuner, pendant toute la journée à pied, nous explorons la région, célèbre pour ses chandelles, des pitons rocheux qui servaient de refuge aux villageois lors des invasions. Les Kapsiki (habitant des monts Mandara) animistes, attachent une grande importance au culte des morts. Dans un paysage de montage, où le roc a été découpé en gradins sur lesquels de la terre a été rapportée pour pouvoir cultiver. Les villages ont gardé tout leur mystère. En effet, la richesse du pays Kapsiki est épuisable. En plus de la beauté de ses paysages, vous découvrirez son attachante population. Les enfants casseront des fruits de baobab sur les  sentiers battus, l’occasion vous sera donnée de lever un voile sur la vie et les rites des Kapsiki. Le premier jour nous emmène à Amsa, après une demi-journée au Sud Ouest où un forgeron travaille encore selon la  tradition. Son haut fourneau est situé à 250 m en retrait du sacré. Il vous façonnera, en utilisant l’antique procédé de la cire perdue, quelque tabatière ou pipe en bronze. 

Jour 6 :Rhumsiki  Mokolo Tourou Maroua. Nuit à Maroua
Petit déjeuner, départ pour Maroua en passant par Tourou. En longeant la frontière Cameroun –Nigeria, Le marché de Tourou ne ressemble à aucun autre. Il réunit en particulier un grand nombre  de Goudour dont le  nom véritable est hidé, ethnie implantée pour l’essentiel du côté nigérian, mais la notion de frontière  ici n’existe pas dont la remarquable particularité est le port, chez la femme d’un casque, composé d’une  demi – calebasse ronde, teintée d’un brun rouge foncé, décoré en réserve claire d’élégants  motifs géométriques, et soigneusement huilée. L’aspect vernissée qui en résulte, l’assaut manifeste d’élégance qu’il suscite, confèrent à cette population réunie à l’occasion du marché un cachet  surprenant ; la multitude des casques qui brillent dans le soleil n’évoque – t –elle pas d’un peu loin quelques préparatifs militaires ? Il n’en est rien, et la guerre ici est en dentelle ! A cheval entre le Cameroun et le Nigeria, le bout du monde. Mabas ! Mabas jouit d’une situation particulière : accroché  au bord d’une falaise, il domine de plusieurs centaines de mètres l’immense  plaine nigériane, visible à l’infini … C’est un village Kirdis avec ses sarés traditionnels, sa place où sont accueillis les voyageurs allant ou venant du Nigeria, planté d’un gigantesque ficus (le banian de l’inde), ses femmes en cache – sexe de métal.  Pic nique dans un champ de coton. Nous arrivons à Maroua en début  d’après midi consacré à la visite de Maroua et aux emplettes.
Maroua le charme… Maroua la douceur … Près des contreforts des monts Mandara, la plus grande ville du Nord, si l’on s’en tient à son étendue, à tous les attraits d’un village. Un village qui n’en finit pas de  s’étendre sur les rives du Mayo Kalio, vaste langue du sable en saison sèche. Enfouie dans les neems, oasis, de verdure baignée d’une lumière chaude, il y fait bon vivre.  Animation de la cité commerciale, calme des avenues ombragées, douce torpeur où vous plonge une chaleur moins écrasante qu’ailleurs… quelques choses vous chuchotent que vous êtes «  arrivé » vous vous trouvez dans la plus importanteville islamisée du pays et l’influence des marabouts dans la vie communale est toujours vivace. Avec son aristocratie  héréditaire, sa bourgeoisie du commerce, sa vie artisanale florissante, et son marché où secôtoient des groupes ethniques variés, Maroua est certainement une des villes la plus attachante du Cameroun. Elle jouit en outre d’une situation géographique privilégiée pour un tourisme qui a tout latitude de s’exercer ici. Elle constitue avec ses ressources hôtelières un port d’attache idéal. Arrivée, installation. Visite du quartier des tanneurs. 
Ici travaillent les tanneurs. Les peaux des zébus, de crocodiles ou de serpent sont trempées, lavées, grattées, par des corps transpirants et à moitiés nus, plongés dans les fosses creusées à même le sol et remplis d’eau trouble.
Visite du marché
Centre d’intérêt numéro un de la ville, il a lieu toute la semaine. Le jour de marché est le Lundi. Le marché est fréquenté par des foulbés, des kirdis. Outre le marché de vivres, il réunit potiers, mécaniciens, vendeurs d’étoffes, tailleurs, forgerons, tanneurs, marchands de transistors, loueurs de bicyclettes. Pharmaciens indigènes, herboristes et guérisseurs  vous proposent force potions magiques, herbes, racines séchées ou gri – gris insolites. Il est possible de faire les achats chez les artisans qui travaillent le cuir, qui brodent les tissus, façonnent des bijoux.
Déjeuner à l’hôtel. Fin d’après midi, tour de ville. Retour à l’hôtel, dîner et nuit 

Jour 7 :Maroua  Guividigue Maga  Pouss
La route Maroua – Pouss – en passant par Bogo – Guividig – Maga  est une piste large et bien entretenue. Elle est ombragée par les neems qui arrivent à se joindre au – dessus de notre tête. Après 93 km, nous arrivons à Pouss sans encombre. Excursion sur le lac aux hippopotames. Visite du village des pêcheurs.
Outre  les cultures maraîchères et celles du riz, les indigènes se consacrent d’une part à l’élevage de l’autre à la pêche .Pouss produit plus 50 000 t de poissons pêchés dans le lac. Les éleveurs en saison sèche, immigrent vers cette terre promise. Les paysans se déplacent pour s’installer le long du lac pendant 8 mois durant la saison sèche.
Visite du Lamida véritable forteresse en terre crue. Retour au marché de Pouss.
C’est un des plus animés du Nord – Cameroun. Il réunit bon nombre de Bororo, de Massa, de Toupouri, mais surtout des mousgoum, qui sont ici dans leur capacité. Cette race élégante impressionne d’abord par sa taille (les hommes mesurent facilement 2 mètres), par la finesse de ses traits et l’originalité de ses parures. Les femmes « à plateaux » vendent des feuilles sèches. Certains portent pour ornement d’étranges labrets de bois ou de métal, incrustés au –dessus et au – dessous des lèvres les hommes ont le visage couvert de scarifications verticales qui évoquent le coup de griffe d’un fauve. Excursion balade le long du Logone. Au détour d’un chemin, une agréable rencontre…
Seulement après 4 km de Pouss, Morla apparait comme gardien de la tradition. Ici cases obus, habitats traditionnels des Mousgoum, sont le résultat d’un véritable travail de potiers. Elevée sans armature, on peut dire qu’elle est modelée à la main dans l’argile, avec un système de cannelures qui permet à la fois de la renforcer et de l’escalader pour la réparer  après les dégâts de la saison des pluies. Le sommet est percé d’une ouverture circulaire l’intérieur et qui sert de cheminée. La porte est en « trou de serrure » quant à la forme, elle est celle d’une ogive, très haute et très pure. Dîner et nuit. 

Jour 8 :MAROUA DOUVANGAR DOUROUM MANGRELHA MORLOY
Petit déjeuner, départ pour les payas Mofou. Nous traversons le cœur des Monts Mandarats .Rythmé par des escales chez l’habitant ,nous sommes accueillis par des sourires des enfants. Au bout du chemin, un ornger où il n’est pas question de savourer les délices des oranges plantés au bord du mayo Kaliyao.Hommage au père Josepe qui a accompagné les Mofou dans le travail de la pierre taillée. Nous apprécierons à sa juste valeur les murs en pierres sèches. Retour à Maroua.  Dîner dans un chantier. Nuit à l’hôtel. 

Jour 9 :Maroua ville

Jour 10 : MAROUA KOUSSERI N’DJAMENA
Arrêt à la frontière. Assistance, formalités de police. Arrivée à Kabalaye, installation. Possibilité de faire la piscine et de bouquiner à l’hôtel la Tchadienne ; transfert à l’aéroport,assistance puis envol.