CIRCUIT DE 14 JOURS, DECOUVERTES ET TREKKING

J1 : Arrivée à N’djamena.
Accueil, assistance, transfert chez les sœurs de Kabalaye

J2 : N’djamena-Kousseri-Waza. Nuit à waza
Après le petit déjeuner, départ immédiat pour le Cameroun. On franchit le Logone dont les eaux vont se jeter dans le lac Tchad et on entre au Cameroun. Quelques heures de route et nous arrivons dans le Parc national de Kalamaloyé. A pieds, nous essayons d’approcher les éléphants .Seul parc qui offre un spectacle des éléphants à la marre. Continuation sur Waza.

J3 : Waza-Mora-Koza-Djingliya-Mokolo-Rhumsiki
Lever très tôt pour observer les lions, à proximité d’une des mares du parc. Créé en 1934, le parc de Waza abrite une faune très riche sur environ 170 000 hectares. Outre les éléphants, le parc est réputé pour ses girafes. En compagnie d’un guide pisteur, nous essaierons d’approcher la grande faune. Ensuite départ pour les pays Kirdis. Arrivée à Mora, montée à Oudjilla.
Oudjilla ouvre de  magnifiques perspectives sur la vallée de Mora. C’est un haut lieu du tourisme Camerounais. C’est un village authentique. Il est merveilleusement situé. Il domine toute la région. Continuation sur Mokolo. Arrêt à Djingliya en passant par le col de Koza.
C’est le clou de la région. Elle offre les  vues les plus étendues sur les pays Matakam. Dans un paysage qui semble avoir éclaté, tant il se résout en un fantastique amoncellement de rochers, le découpage intégral  de la montagne en terrasses prend ici des proportions fascinantes, et les sarés ont des airs de forteresses miniatures, plus serrées et plus pointues que jamais. Nous pénétrons au cœur  du pays Matakam, sobriquet peulh qui signifie « vêtement » pour designer ces peuples qui allaient nus. La piste s’élève en lacet vers le col. Au bout du chemin, le centre artisanal de Djingliya.
En rase,  C’est une  coopérative où les artisans de la région apportent leur travail. Son magasin de vente – exposition propose : poteries, vanneries, sculptures sur bois, tissus brodés, objets en bronze. Pic nique. Arrivée en fin d’après midi à Rhumski. Installation ; dîner et nuit à l’hôtel.

J 4-8/ Trekking dans les pays Kapsikis : Amsa-Kila - Gova - Sir – Roufta
Les Kapsiki vivent dans des  villages traditionnels  campés au pied de nombreux dykes volcaniques que les tribus locales ont souvent déifiés. Des chemins empruntés en permanence par les villageois relient les sommets sacrés, les points d’eau, les places de marché... Les rencontres sont nombreuses et les échanges superbes.
Dans un  paysage un peu irréel, de splendides pitons rocheux dominent une brousse africaine d’herbes hautes jaunies par le soleil, d’acacias, de jujubiers et de quelques baobabs.Ce matin, nous allons en direction de la frontière avec le Nigeria, sous les aiguilles de Mala, Mezarmba et Ziwi, avant de monter sur le plateau. Cap sur la montagne sacrée Moumpou, en passant par des villages de cases, accessibles uniquement à pied. Nous découvrons l’habitat traditionnel et, au cours de nos journées de marche, en suivant les villageois se rendant aux marchés quotidiens, nous rencontrons cette population authentique. Dans les villages, nous installons notre campement dans le saré, la case du chef de tribu. Dîners et nuits sous tente.
Note : 5 à 6 h de marche quotidienne.

J9 : Rhumsiki
Repos bien mérité, matinée libre à la convenance de chacun.
Dans l’après midi, nous approchons les artisans du village au travail. Sous un arbre à palabre, les femmes filent le coton pendant que les hommes tissent des gandouras. Au détour, les potières fabriquent des objets utilitaires.

J10 : Rhumsiki - Maroua
Lever au champ du coq, nous voilà au sommet de l’un des montagnes qui entourent Rhumsiki pour observer le lever du soleil.  Petit déjeuner vers 10 heures .Repas d’au revoir avec au menu le méchoui. Notre manière de remercier notre équipe de trek.

J11 : Maroua - Guividigue - Maga - Pouss.
La route Maroua – Pouss – en passant par Bogo – Guividig – Maga  est une piste large. Elle est ombragée par les neems qui arrivent à se joindre au – dessus de notre tête. Après 93 km, nous arrivons à Pouss sans encombre. Excursion sur le lac aux hippopotames. Visite du village des pêcheurs.
Outre les cultures maraîchères et celles du riz, les indigènes se consacrent d’une part à l’élevage de l’autre à la pêche .Pouss produit plus 50 000 t de poissons pêchés dans le lac. Les éleveurs en saison sèche, immigrent vers cette terre promise. Les paysans se déplacent pour s’installer le long du lac pendant 8 mois durant la saison sèche.
Visite du Lamida véritable forteresse en terre crue. Retour au marché de Pouss.
C’est un des plus animés du Nord – Cameroun. Il réunit bon nombre de Bororo, de Massa, de Toupouri, mais surtout des mousgoum, qui sont ici dans leur capacité. Cette race élégante impressionne d’abord par sa taille (les hommes mesurent facilement 2 mètres), par la finesse de ses traits et l’originalité de ses parures. Les femmes « à plateaux » vendent des feuilles sèches. Certaines portent pour ornement d’étranges labrets de bois ou de métal, incrustés au –dessus et au – dessous des lèvres, les hommes ont le visage couvert de scarifications verticales qui évoquent le coup de griffe d’un fauve. Excursion balade le long du Logone. Au détour d’un chemin, une agréable rencontre…
Seulement après 4 km de Pouss, Morla apparait comme gardien de la tradition. Ici cases obus, habitats traditionnels des Mousgoum, sont le résultat d’un véritable travail de potiers. Elevée sans armature, on peut dire qu’elle est modelée à la main dans l’argile, avec un système de cannelures qui permet à la fois de la renforcer et de l’escalader pour la réparer  après les dégâts de la saison des pluies. Le sommet est percé d’une ouverture circulaire éclairant  l’intérieur et qui sert de cheminée. La porte est en « trou de serrure » quant à la forme, elle est celle d’une ogive, très haute et très pure. Pic nique sous un manguier. Retour  à Maroua en fin d’après midi. Dîner et nuit.

J12 : Maroua
Maroua le charme… Maroua la douceur … Près des contreforts des monts Mandara, la plus grande ville du Nord, si l’on s’en tient à son étendue, à tous les attraits d’un village. Un village qui n’en finit pas de  s’étendre sur les rives du Mayo Kalio, vaste langue du sable en saison sèche. Enfouie dans les neems, oasis, de verdure baignée d’une lumière chaude, il y fait bon vivre.  Animation de la cité commerciale, calme des avenues ombragées, douce torpeur où vous plonge une chaleur moins écrasante qu’ailleurs… quelques choses vous chuchotent que vous êtes «  arrivé » vous vous trouvez dans la plus importante ville islamisée du pays et l’influence des marabouts dans la vie communale est toujours vivace. Avec son aristocratie  héréditaire, sa bourgeoisie du commerce, sa vie artisanale florissante, et son marché où se côtoient des groupes ethniques variés, Maroua est certainement une des villes la plus attachante du Cameroun. Elle jouit en outre d’une situation géographique privilégiée pour un tourisme qui a tout latitude de s’exercer ici. Elle constitue avec ses ressources hôtelières un port d’attache idéal. Arrivée, installation. Visite du quartier des tanneurs.
Ici travaillent les tanneurs. Les peaux des zébus, de crocodiles ou de serpent sont trempées, lavées, grattées, par des corps transpirants et à moitiés nus, plongés dans les fosses creusées à même le sol et remplis d’eau trouble.
Visite du marché
Centre d’intérêt numéro un de la ville, il a lieu toute la semaine. Le jour de marché est le Lundi. Le marché est fréquenté par des foulbés, des kirdis. Outre le marché de vivres, il réunit potiers, mécaniciens, vendeurs d’étoffes, tailleurs, forgerons, tanneurs, marchands de transistors, loueurs de bicyclettes. Pharmaciens indigènes, herboristes et guérisseurs  vous proposent force potions magiques, herbes, racines séchées ou gri – gris insolites. Il est possible de faire les achats chez les artisans qui travaillent le cuir, qui brodent les tissus, façonnent des bijoux.
Déjeuner dans un chantier .Continuation dans l’après midi. Retour à l’hôtel, dîner et nuit à l’hôtel.

J13 : Maroua - Mokolo - Tourou
Petit déjeuner, départ pour  Tourou. Le marché de Tourou ne ressemble à aucun autre. Il réunit en particulier un grand nombre  de Goudour dont le  nom véritable est hidé, ethnie implantée pour l’essentiel du côté nigérian, mais la notion de frontière  ici n’existe pas dont la remarquable particularité est le port, chez la femme d’un casque, composé d’une  demi – calebasse ronde, teintée d’un brun rouge foncé, décoré en réserve claire d’élégants  motifs géométriques, et soigneusement huilée. L’aspect vernissée qui en résulte, l’assaut manifeste d’élégance qu’il suscite, confèrent à cette population réunie à l’occasion du marché un cachet  surprenant ; la multitude des casques qui brillent dans le soleil n’évoque – t –elle pas d’un peu loin quelques préparatifs militaires ? Il n’en est rien, et la guerre ici est en dentelle. Pic nique sous un figuier. Nous arrivons à Maroua en fin   d’après midi .Dîner et nuit à l’hôtel

J14 : Maroua - N’Djamena
Petit déjeuner, départ pour N’Djamena. Arrêt à Kousseri, formalités de frontière assistance puis traversée du fleuve chari. Arrivée à N’Djamena.accueil au centre d’accueil catholique, apres- midi libre et retour pour l’Europe